« Pov’cons » et fiers de l’être
Trois ans après la célèbre saillie présidentielle, une quarantaine de « pov’cons » se sont réunis à Paris pour dénoncer la multiplication des poursuites pour outrage.
dans l’hebdo N° 1142 Acheter ce numéro

Avec un sourire goguenard, une quinzaine d’amis prennent la pause. Dans leurs mains, les lettres majuscules forment une expression… présidentielle. C’est le célèbre « Casse-toi pov’con », adressé par Nicolas Sarkozy le 23 février 2008, au Salon de l’agriculture, à un exploitant qui refusait de lui serrer la main.
À quelques rues de l’Élysée, le 23 février à midi, un apéro s’est tenu pour commémorer l’événement et enfoncer le clou contre le délit d’outrage, trois ans jour pour jour après l’injure de Nicolas Sarkozy. Depuis l’élection de l’ancien ministre de l’Intérieur en 2007, ce type de poursuites s’est répété. « Le code pénal prévoit une sanction pour le délit d’offense au président de la