Ainsi parlait Günther Anders

Le philosophe allemand analyse l’emprise mortifère
de la technique sur l’homme,
et appelle à une insurrection morale contre la résignation.

Céline Trégon  • 21 avril 2011 abonné·es

« Les condamnés à mort peuvent décider librement s’ils veulent, pour leur dernier repas, que les haricots soient servis sucrés ou salés. » C’était dans le tome I de l’Obsolescence de l’homme ; le philosophe allemand Günther Anders y décrivait la « deuxième révolution industrielle » , l’avènement d’une époque marquée par la toute-puissance de la technique. Les deux guerres mondiales, Auschwitz et la bombe atomique en sont les manifestations les plus barbares. « Nous ne vivons plus désormais dans un monde où il y a de plus en plus de machines mais dans un monde où ces machines, ayant en quelque sorte pris le pouvoir, entraînent une dévastation de l’humanité même

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Idées
Temps de lecture : 7 minutes