Ils se battent pour les chiffonniers

Un comité de soutien des revendeurs de biens usagés du XXe arrondissement de Paris tente de trouver des solutions pour faire cohabiter « biffins », riverains, policiers et commerçants. Pas simple.

Ludovic Simbille  • 7 avril 2011 abonné·es
Ils se battent pour les chiffonniers

Dénicheurs la nuit, vendeurs le jour. Des centaines de marchands de fortune déballent chaque jour leur étal sur le terre-plein de Belleville-Couronne ou le rond-point de la porte de Montreuil, dans le XXe arrondissement de Paris. Des vieux vêtements, des ustensiles, des bibelots ou même des appareils électriques récupérés ici et là afin de joindre les deux bouts. Mais ceux que l’on appelle aussi les biffins, en référence à l’activité des chiffonniers historiques de Paris, jouent au chat et à la souris avec les patrouilles policières. Celles-ci parties, les baluchons se redéploient aussitôt. Du moins lorsqu’ils ne sont pas saisis et jetés à la benne à ordures. Depuis janvier, les adeptes de la débrouille doivent composer avec les brigades spécialisées de terrain de la préfecture de police de Paris qui quadrillent les alentours, à la demande des municipalités du XIe et XXe arrondissements. Pour couronner le tout, la récente loi Loppsi 2 condamne l’activité de vente à la sauvette à 3 750 euros d’amende et six mois de prison.

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Temps de lecture : 6 minutes