S’ils sont au gouvernement…

Les propositions du PS rendues publiques concernent l’emploi et l’autonomie des jeunes, le chantier du logement, une réforme de la fiscalité. Des pistes intéressantes… à condition qu’elles soient suivies.

Pauline Graulle  et  Ivan du Roy  • 7 avril 2011 abonné·es
S’ils sont au gouvernement…
© Photo : BUREAU / AFP

Cela fait plus de deux ans que le PS, sous l’impulsion de Martine Aubry, à grand renfort d’experts et de conventions thématiques, planche sur le futur programme de gouvernement. À l’arrivée, une trentaine de « mesures phares » lâchées au détour d’une fuite dominicale via un hebdo du groupe Lagardère… Question forme, le PS aurait pu faire plus solennel. Surtout quand on affiche l’ambition de tourner la page du sarkozysme, d’affronter les crises sociales et environnementales, de dépasser « un système à bout de souffle » (Martine Aubry), et de répondre aux attentes d’un renouveau de la gauche. Reste le fond. La série de propositions rendues publiques compile des mesures anecdotiques (mise en place du CV anonyme), d’anciennes idées dépoussiérées (la création de « 300 000 emplois d’avenir ») et précise quelques sujets bienvenus, telle la politique du logement, la « sortie du tout-nucléaire » et une réforme de la fiscalité.

La Première secrétaire socialiste a voulu « dédier le projet du PS » aux nouvelles générations. Cela change du traitement sécuritaire réservé en général à la jeunesse, des banlieues aux violences scolaires en passant par les dangereux apéros Facebook. Mais que promet (vraiment) la gauche à la jeunesse française ? L’emploi, d’abord. Alors qu’un million de personnes de moins de 30 ans pointent au chômage, 300 000 emplois d’avenir (les emplois-jeunes

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 8 minutes

Pour aller plus loin…

À Béziers, comment Robert Ménard a fait « péter le plafond de verre » des idées d’extrême droite 
Enquête 6 mars 2026 abonné·es

À Béziers, comment Robert Ménard a fait « péter le plafond de verre » des idées d’extrême droite 

Rues débaptisées, affiches à la gloire des armes de la police… Depuis 2014, le maire sature l’espace public de messages agressifs pour diffuser l’idéologie d’extrême droite. Un combat culturel, qui s’accompagne d’un mépris de la loi et de tentatives de silenciation des voix dissonantes.
Par Pauline Migevant
Nicolas Lebourg : « Perpignan est un laboratoire social pour le Rassemblement national »
Entretien 6 mars 2026 abonné·es

Nicolas Lebourg : « Perpignan est un laboratoire social pour le Rassemblement national »

À l’approche des municipales, l’historien Nicolas Lebourg revient, avec deux confrères chercheurs, sur l’exemple de Perpignan et analyse comment Louis Aliot a tiré parti des dynamiques sociales et territoriales de la ville pour en faire un laboratoire du populisme français.
Par Juliette Heinzlef
Comment le Rassemblement national voit dans les municipales un tremplin présidentiel
Enquête 6 mars 2026

Comment le Rassemblement national voit dans les municipales un tremplin présidentiel

Un nombre de candidatures record, des troupes entièrement mobilisées, des victoires envisageables dans plusieurs départements… Marine Le Pen, Jordan Bardella et leurs troupes jouent gros dans le scrutin de 2026.
Par Alix Garcia
Le grand effacement de la Macronie aux municipales
Infographie 5 mars 2026 abonné·es

Le grand effacement de la Macronie aux municipales

Après les échecs répétés dans les urnes lors des élections européennes et législatives, le parti présidentiel Renaissance, a adopté une nouvelle stratégie : disparaître pour se fondre dans des alliances. Retour en chiffres sur cette disparition.
Par Pierre Jequier-Zalc et Basile Roth