S’ils sont au gouvernement…
Les propositions du PS rendues publiques concernent l’emploi et l’autonomie des jeunes, le chantier du logement, une réforme de la fiscalité. Des pistes intéressantes… à condition qu’elles soient suivies.
dans l’hebdo N° 1147 Acheter ce numéro

Cela fait plus de deux ans que le PS, sous l’impulsion de Martine Aubry, à grand renfort d’experts et de conventions thématiques, planche sur le futur programme de gouvernement. À l’arrivée, une trentaine de « mesures phares » lâchées au détour d’une fuite dominicale via un hebdo du groupe Lagardère… Question forme, le PS aurait pu faire plus solennel. Surtout quand on affiche l’ambition de tourner la page du sarkozysme, d’affronter les crises sociales et environnementales, de dépasser « un système à bout de souffle » (Martine Aubry), et de répondre aux attentes d’un renouveau de la gauche. Reste le fond. La série de propositions rendues publiques compile des mesures anecdotiques (mise en place du CV anonyme), d’anciennes idées dépoussiérées (la création de « 300 000 emplois d’avenir ») et précise quelques sujets bienvenus, telle la politique du logement, la « sortie du tout-nucléaire » et une réforme de la fiscalité.
La Première secrétaire socialiste a voulu « dédier le projet du PS » aux nouvelles générations. Cela change du traitement sécuritaire réservé en général à la jeunesse, des banlieues aux violences scolaires en passant par les dangereux apéros Facebook. Mais que promet (vraiment) la gauche à la jeunesse française ? L’emploi, d’abord. Alors qu’un million de personnes de moins de 30 ans pointent au chômage, 300 000 emplois d’avenir (les emplois-jeunes