Libye : le mandat de l’ONU en question

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Les appareils de l’Otan multiplient les raids sur les résidences des proches de Kadhafi, et sur les centres de commandement. L’Alliance atlantique a reconnu dimanche avoir tué par erreur des civils lors d’une frappe nocturne à Tripoli. Neuf personnes auraient été tuées. L’enlisement et le détournement du mandat de l’ONU, autorisant à l’origine une intervention limitée pour protéger la population civile de Benghazi, suscitent un vif débat aux États-Unis. Un député démocrate, Brad Sherman, mène la fronde, accusant l’entourage de Barack Obama d’avoir amené le président américain à prendre une décision contraire à la loi de 1973 sur « les pouvoirs de guerre » . Cette loi limite les prérogatives du Président en cas d’interventions militaires à l’étranger. Pour Brad Sherman, l’idée que « tout président peut engager nos forces pour n’importe quelle durée, avec n’importe quel niveau d’engagement, pour n’importe quel objectif est une position extrémiste » . Paradoxalement, Barack Obama trouve du soutien parmi les Républicains, comme le sénateur Lindsey Graham, pour qui la loi est « anticonstitutionnelle » . Un débat auquel les parlementaires français n’ont pas droit…


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