On les appelait « les Manu »

Le Musée d’art et d’industrie
à Saint-Étienne présente une riche exposition consacrée à l’épopée
de Manufrance.
Grandeur et gâchis.

Jean-Claude Renard  • 2 juin 2011 abonné·es
Ça remet loin. En 1888, la Superbe roule sur le macadam. Il s’agit de la première bicyclette aux lignes courbes de sorte à éviter les trépidations. En même temps, le fusil Idéal, sans chien, à percussion centrale, aux courbes non moins mutines, tire deux coups. Deux objets que l’on qualifierait aujourd’hui de design (expression, en réalité, dénuée de sens). Deux objets sortis des usines de la Manufacture française d’armes et de cycles, située à Saint-Étienne (Rhône). Une fabrique créée trois ans plus tôt par Étienne Mimard, fils d’armurier et féru de mécanique, associé à Pierre Blachon, lui aussi armurier. Dès la création du site, Mimard propose un catalogue, favorisant la vente directe, en France et à l’étranger, le Tarif-album (qui deviendra le
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Culture
Temps de lecture : 4 minutes