Dark side of the doc

Une enquête de la Scam insiste sur la grande précarité des auteurs réalisateurs, les abus de nombre de producteurs et l’ingérence croissante des diffuseurs dans le processus créatif.

Jean-Claude Renard  • 14 juillet 2011 abonné·es
Dark side of the doc
© Photo : AFP / Coex

La Société civile des auteurs multimédia (Scam), maintenant présidée par le réalisateur Jean-Xavier de Lestrade, succédant à Guy Seligmann, revient sur l’état du documentaire en s’appuyant sur une longue enquête présentée lors du festival Sunny Side of the Doc [^2], qui s’est tenu fin juin à La Rochelle. Faite de témoignages ** le plus souvent sous couvert d’anonymat, elle souligne plusieurs points, à commencer par celui-ci : un auteur réalisateur sur deux se dit satisfait de son producteur. Voilà une moyenne assez faible ** quand on songe aux rapports inévitables entre l’un et l’autre, et nécessaires à l’aboutissement d’une œuvre.

Seuls 8 % des producteurs respectent l’obligation légale de la reddition des comptes, tandis que trois producteurs sur quatre ne font jamais parvenir de comptes annuels à leurs auteurs. Un manque

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Médias
Temps de lecture : 4 minutes