Le goût du mauvais goût

Gilles Costaz  • 21 juillet 2011 abonné·es

Le deuxième degré, la moquerie, le rire sur tout et sur rien, ce sont des bienfaits qui peuvent se transformer en méfaits s’il n’y a pas sous l’acidité un minimum de perspective ou de vision. C’est l’un des problèmes du festival, dont certains des artistes invités cultivent une dérision heureuse ou fastidieuse, selon les spectacles.
On attendait, par exemple, beaucoup d’ Oncle Gourdin, de Sophie Pérez et Xavier Boussiron (qui fera l’ouverture du théâtre du Rond-Point, à Paris, en septembre). C’est une sotie sur le thème des lutins, une moquerie des fables d’antan, de Claudel ou d’Olivier Py, comme des univers graphiques et publicitaires où se passent des elfes. Les acteurs sont grimés, masqués, équipés d’énormes panses, et l’on reconnaît l’un des nains de Walt Disney, dont le masque a été vieilli et doté d’une perversité évidente.

Tout ce monde détruit ce qui lui passe sous la main, se chamaille, copule, met à mal les codes de bonne

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes