Le PAF sens dessus dessous


Denis Sieffert  et  Christophe Kantcheff  et  Jean-Claude Renard  • 28 juillet 2011 abonné·es

L’image était passée en boucle dans les bêtisiers. Une scène visionnée aussi par 27 millions d’internautes à ce jour. Il est vrai qu’elle était spectaculaire et tragicomique. Symbolique. Qui n’a pas vu Jean-Pierre Pernaut, au soir du deuxième tour, à 19 h 58, sur TF 1, emplir le petit écran de son dépit, poussant d’affreux soupirs, vociférant « c’est atroce ! », avant de sombrer dans la démence ? Pernaut, qui ce soir-là, devant les caméras, secoue un technicien comme un prunier, mugit, explose, suffoque, ébranle tous les prompteurs. Ça fuse, gicle, trombone et résonne à travers l’image. Autour de lui, le matériel dérouille. Sur le plateau, Robert Ménard s’écarte, craignant la culbute. Éric Ciotti se carapate sous un bureau, Brice Hortefeux le reluque de travers. Jean-Pierre Pernaut ne décolère pas. Il bredouille, bafouille, s’étrangle dans les pleurs. « C’est pas juste ! C’est pas juste ! Qu’est-ce qu’on va devenir ?

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Temps de lecture : 8 minutes