Maroc : « Un grand pas vers le passé »

Tribune. Chargé des relations internationales au Parti socialiste unifié marocain, Mehdi Lahlou dénonce ici un référendum constitutionnel truqué, qui atteste d’une cour politique sourde aux aspirations populaires.

Mehdi Lahlou  • 14 juillet 2011 abonné·es

Au vu des conditions dans lesquelles le processus référendaire pour la « révision constitutionnelle » s’est déroulé au Maroc, depuis l’annonce de « réformes profondes » faite par le roi le 9 mars 2011 jusqu’à la publication des résultats du vote du 1er juillet, chacun fait le constat que le royaume chérifien, comme on dit encore en France, a fait de grands pas vers… le passé.


Le score de 98,5 % annoncé pour le « oui », normal dans l’ex-Union Soviétique ou dans la Tunisie de Ben Ali, ou encore dans l’Égypte de Moubarak, fait tache aujourd’hui que les régimes staliniens ont périclité en Europe de l’Est et que la plupart des autocraties se sont écroulées. Les stratèges du « oui » à Rabat n’ont pas compris que le monde, et la société marocaine avec lui, a changé. Tout en usant des mots « modernité » et

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