« Surveiller et jouir. Anthropologie politique du sexe », de Gayle Rubin
Les textes fondateurs de l’anthropologue et activiste féministe « pro-sexe » Gayle Rubin sont enfin traduits en français et rassemblés en recueil aux éditions Epel.
dans l’hebdo N° 1161 Acheter ce numéro

Dans l’article « The traffic in women » , traduit en français sous le titre « Le marché aux femmes », Gayle Rubin, alors jeune doctorante en anthropologie sous la direction de Marshall Sahlins, emploie en 1975, pour la première fois, le mot « gender », genre. Se servant de ce concept pour appréhender la construction sociale du sexe et ainsi mieux caractériser l’oppression des femmes dans la société, elle va, par cet apport majeur, contribuer à fonder les champs d’une théorie féministe et des études de genre, révolutionnant littéralement ce qu’elle avait elle-même inauguré dès 1969, et qui s’appelait alors les études féministes (« women studies »). Son œuvre, qui va bientôt s’intéresser aux
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