Dieu merci, les affaires vont bien !
dans l’hebdo N° 1167 Acheter ce numéro
Jacques Chirac n’était donc pas présent, lundi, à l’ouverture de son procès devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. On pourrait cruellement ironiser sur ce mal qui, dit-on, désinhibe ses victimes. Un symptôme redoutable en politique. L’ancien président de la République aurait, depuis qu’il en est atteint, une fâcheuse propension à dire la vérité. Quand il annonce, par exemple, que son candidat pour 2012 est François Hollande, il n’y a sans doute rien de plus vrai. On imagine le supplice enduré par ses avocats si cet homme, soudain atteint de sincérité aiguë, avait été libre de s’exprimer dans un prétoire. Mais cet épilogue tardif met surtout en lumière une autre maladie. Celle dont souffre notre démocratie. Car voilà un procès pour « détournement de fonds publics » qui intervient vingt ans après les faits. Or, ce délai ne témoigne pas tant des « lenteurs de la justice »