Le paradoxe de la primaire
Article paru
dans l’hebdo N° 1172 Acheter ce numéro
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Le premier enseignement de cette primaire dite « citoyenne » peut s’énoncer sous forme de paradoxe. Tout le monde en convient : le grand vainqueur de ce premier tour, c’est assurément Arnaud Montebourg. C’est-à-dire celui de tous les candidats qui a eu le discours le plus à gauche, contre le pouvoir de la finance et le laisser-faire complice d’une Europe libérale. Celui qui a manifesté avec le plus de force une volonté de rupture. Mais, au final, quel nom va sortir du chapeau ? On oserait presque dire « de son chapeau » ? Nous aurons un candidat « centriste ». Nous aurons un professionnel du consensus, habile à produire de la synthèse, attentif à ne pas brutaliser le système. Une sorte