Démonstration en huit mesures

Expulsion des délinquants étrangers, peines plancher, majorité pénale à 16 ans, nouvelles places de prison…
Le gouvernement actuel a tout simplement réalisé des propositions du FN. Par Évelyne Sire-Marin.

Évelyne Sire-Marin  • 17 novembre 2011 abonné·es

La justice pénale est un formidable observatoire des dysfonctionnements de notre société, de la relégation des plus démunis, de la puissance des plus favorisés. C’est une immense loupe posée sur les inégalités sociales et sur la société de la peur et du mépris.

La justice est l’un de ces contre-pouvoirs si malmenés depuis l’arrivée aux « affaires » – et cette expression n’est pas usurpée – de Nicolas Sarkozy. C’est un massacre à la tronçonneuse : projet de suppression du juge d’instruction, suppression de trois cents tribunaux, suppression de la fonction même de juger des magistrats, avec l’obligation de prononcer des peines automatiques dites « peines plancher », suppression annoncée de la justice des mineurs de 16 à 18 ans…

L’affaire Woerth/Bettencourt est une parfaite illustration de la toute-puissance du procureur, c’est-à-dire d’un homme nommé par l’exécutif, qui décide de tout et peut être à l’origine d’un « classement sans suite », sans même qu’un juge indépendant soit saisi. Mais d’où vient cette frénésie sécuritaire, et ce mépris pour la justice et ses institutions ?

Les dernières déclarations du ministre de l’Intérieur et d’autres membres de la Droite populaire (qui compte 42 députés) répondent à cette question. Elles attestent de la diffusion des idées du Front national auprès d’une partie de la droite

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Publié dans le dossier
Le FN décide, Sarkozy exécute
Temps de lecture : 8 minutes