Politiques et sauvageons
La classe politique, Nicolas Sarkozy en tête, appréhende la jeunesse comme un argument de communication électorale. Dangereux.
dans l’hebdo N° 1181 Acheter ce numéro
François Hollande en a fait un axe majeur pour 2012 : « J’ai la conviction profonde que la clé du redressement [d’une France en pleine crise économique, NDLR] se trouve dans la jeunesse ! » , clamait-il lors de son « discours à la jeunesse » , le 21 septembre. Douze ans plus tôt, c’étaient les « sauvageons » que Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur du gouvernement Jospin, entendait « redresser » dans des maisons de correction.
Brossée dans le sens du poil ou désignée comme le « mauvais objet », « la jeunesse, notait André Malraux, attire les démagogues comme le miel attire les mouches » . Toujours est-il que, depuis Mai 68, les relations entre la sphère politico-médiatique et la jeunesse française