Poutine : victoire xénophobe

Après l’exploitation par Vladimir Poutine du sentiment nationaliste et raciste qui anime une partie de la population russe à l’égard des Caucasiens, son parti, Russie unie, a gagné les élections législatives.

Claude-Marie Vadrot  • 8 décembre 2011 abonné·es

Tous les résultats ne sont pas encore connus en provenance des républiques autonomes du Caucase et des circonscriptions les plus isolées d’un pays qui ne compte pas moins de dix fuseaux horaires. La victoire aux élections législatives du parti – presque unique – de Vladimir Poutine, qui règne depuis onze ans sur la Russie, n’en est pas moins acquise. Victoire partagée avec ses partis satellites, qui se présentent faussement comme des opposants. Le souverain formé dans le communisme, qui obtiendra probablement au printemps prochain sa réélection pour six ans, a compris qu’il fallait partager l’autoritarisme, ce qu’il fait d’ailleurs avec le Parti communiste, qui conserve la deuxième place dans le pays, mais si loin derrière.

Depuis que l’ancien colonel du KGB a arraché le pouvoir des mains d’un Boris Eltsine vieillissant, au régime miné par une corruption galopante, celle-ci a simplement changé de bénéficiaires. Ce sont

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Monde
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