Pression sur les mendiants roumains

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Trois mois après le secteur des Champs-Élysées, deux nouveaux arrêtés antimendicité touchent
les quartiers des Grands Magasins et du Louvre, soit des zones touristiques très fréquentées, notamment en période de Noël.
Une note de la préfecture, qui
se dit sur la piste de « réseaux crapuleux organisés » , précise
que les 300 contrevenants interpellés sur les Champs-Élysées sont « pour la quasi-totalité de nationalité roumaine ». Bertrand Delanoë, maire de la capitale, a déclaré : « Si à Paris […] cette compétence revient à l’État et non au maire, je m’étonne de la méthode utilisée. Vouloir combattre la pauvreté par l’amende et la répression est choquant au moment même où l’État ne remplit ses obligations ni en termes de mise à l’abri des mineurs isolés ni en matière d’hébergement d’urgence. » Il estime que cette « opération de communication » manifeste « une priorisation contestable de l’action des forces de police » et vise à « stigmatiser une population étrangère et démunie ».


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