Dossier : Sarkozy le boulet de l'UMP

Sarkozy, le boulet

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Nicolas Sarkozy peut-il faire de nouveau gagner la droite ? Face au doute des troupes de l’UMP, qui n’hésitent pas à faire part de leurs craintes et interrogations, il y a ceux qui pratiquent la méthode Coué. « L’image du Président s’améliore » , assure Guillaume Peltier. « Rarement un président sortant a eu un bilan aussi flatteur pour l’opinion », proclame ce jeune spécialiste de l’opinion avec l’ardeur des convertis. Formé au FNJ avant de suivre un temps Bruno Mégret, il s’est affirmé aux côtés de Philippe de Villiers, dont il a été le directeur de campagne et porte-parole, avant de rejoindre récemment la « cellule riposte » constituée autour de Brice Hortefeux. Et puis il y a ceux qui, comme François Fillon, samedi, devant des cadres du parti présidentiel, estiment que le « succès » est « possible » en 2012. On a connu la droite plus conquérante.

Certes, les « journaux amis » , ainsi qu’on les appelle dans les cellules de communication de l’UMP, font leurs gros titres sur une supposée remontée de Nicolas Sarkozy.

Mais le petit rebond dans les sondages, que ces médias montent en épingle, convainc si peu les dirigeants de la Sarkozie qu’ils persistent à vouloir soigneusement éliminer tout rival. Ce week-end, ­Jean-François Copé exhortait encore les élus de son parti à ne donner leur parrainage pour l’élection présidentielle de 2012 à aucun autre candidat que le Président sortant.

Parallèlement, les appels à l’unité se multiplient. En direction d’Hervé Morin, pourtant crédité d’à peine… 1 % des voix. En direction de Dominique de Villepin et de Jean-Louis Borloo, qui ne représentent plus du tout un danger. Mais également en direction de… François Bayrou, signifiant ainsi de manière subliminale que le président du MoDem fait, aux yeux des membres de l’UMP, toujours partie de « la famille ». Et pourrait être un recours en cas de défaillance de leur champion.


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