La sûreté pour pas cher

Les réacteurs d’EDF ne résisteraient pas à un accident de type Fukushima. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) demande un renforcement des installations. Mais on est loin du compte.

Patrick Piro  • 12 janvier 2012 abonné·es

Les centrales françaises ne sont pas à l’abri d’un « scénario Fukushima » : c’est la conclusion de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN). Elle rendait la semaine dernière son avis (1) sur les « évaluations de sûreté complémentaires » (ECS, dites « stress tests ») demandées en mai 2011 par le gouvernement pour juger de la tenue des installations nucléaires en cas de séisme, d’inondation, de perte de l’alimentation en eau de refroidissement ou en électricité.

Les experts indépendants et les écologistes, qui dénoncent le risque nucléaire depuis des années, pièces à l’appui, ne sont guère étonnés. Il n’empêche : pour la première fois, la fameuse sûreté française – vantée comme « la meilleure au monde » par la filière – est

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Temps de lecture : 4 minutes

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