Le printemps attendra

En dépit de l’immense manifestation du 24 décembre, l’opposition au « tsar » Poutine est trop diverse et inorganisée pour offrir une alternative crédible à court terme.

Claude-Marie Vadrot  • 5 janvier 2012 abonné·es

Quand Vladimir Poutine déclare que l’opposition qui a défilé le 24 décembre en Russie n’a ni programme, ni cohérence, ni responsable, il n’a malheureusement pas tort. Renseigné par les espions du FSB, l’ancien colonel du KGB soviétique n’est pas vraiment menacé : le désamour et les slogans anticorruption qui ont jeté quelques centaines de milliers de personnes dans les rues des grandes villes depuis le scrutin législatif du 4 décembre n’offrent ni politique de rechange ni majorité crédible à moyen terme. La petite opposition démocratique pourchassée par le régime n’a même pas participé aux

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Monde
Temps de lecture : 3 minutes