« Moonrise Kingdom », de Wes Anderson : Fugue en deux mineurs
Moonrise Kingdom, de Wes Anderson : un conte élégant et revigorant qui raconte l’histoire d’un Roméo et d’une Juliette façon yéyé.
dans l’hebdo N° 1202 Acheter ce numéro
Dans les premières minutes de Moonrise Kingdom, le nouveau film de Wes Anderson, qui fait l’ouverture du Festival de Cannes en même temps qu’il sort sur les écrans, résonne une œuvre fameuse de Benjamin Britten, The Young Person’s Guide to the Orchestra, qui isole les différentes parties instrumentales d’une pièce de Purcell – les bois, les cordes, les cuivres et enfin les percussions –, avant de les fondre dans la version complète et reconstituée du morceau.
Cet éloge implicite du collectif et des contributions particulières qui le constituent vaut aussi bien pour le cinéma tel qu’il se fabrique. On ne le trouve pas là non plus par hasard : Wes Anderson affectionne les œuvres chorales ou mettant en scène des groupes, comme il l’a prouvé avec
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