Pas encore Thermidor en Égypte…

Denis Sieffert  • 31 mai 2012 abonné·es

Il n’aura pas fallu très longtemps pour que les révolutions arabes tombent en disgrâce sous la plume de la plupart de nos commentateurs. En dix-huit mois, nous sommes passés d’un engouement un peu puéril à une franche hostilité. Le résultat du premier tour de la présidentielle en Égypte, venant après des législatives dans ce même pays et les élections tunisiennes, ne fait pourtant que confirmer ce que l’on pressentait : le moment venu, ce sont les forces les mieux structurées, les plus anciennes et les plus connues aussi, qui l’emportent. En l’occurrence, les islamistes et l’armée. Comment pourrait-il en être autrement ? La seule surprise du scrutin des 23 et 24 mai, c’est que les deux favoris des sondages ont été battus. Mais, que ce

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes