Qui a peur du vote des étrangers ?

Nicolas Sarkozy s’était plusieurs fois prononcé dans le passé en faveur du vote des résidents non européens aux élections locales, avancée qu’il fustige aujourd’hui pour séduire les électeurs du FN.

Denis Sieffert  • 3 mai 2012 abonné·es

Autant qu’un réac, Nicolas Sarkozy est un aventurier prêt à toutes les contradictions pour se faire réélire. L’affaire du droit de vote en est la preuve la plus manifeste. Le candidat qui s’oppose aujourd’hui violemment à cette évolution démocratique pour récupérer les voix du Front national l’a soutenue à plusieurs reprises par le passé. En 2001, dans son livre Libre, il « avoue ne pas être outrageusement choqué par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux […] à compter du moment où ils paient des impôts, où ils respectent nos lois ».

En 2005, alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy dit au Monde que le droit de vote aux municipales doit « renforcer la chance de l’intégration pour les étrangers en situation

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Politique
Temps de lecture : 4 minutes