Un Ayrault très discret

Mal connu du grand public, le nouveau Premier ministre est un rassembleur qui peut parfois se montrer rigide, comme en témoigne son acharnement à imposer l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Portrait.

Pauline Graulle  • 17 mai 2012 abonné·es

Il a eu chaud. Cette satanée condamnation, vieille de quinze ans, à six mois de prison avec sursis pour favoritisme dans l’attribution d’un journal municipal, lui avait déjà coûté un poste de ministre sous le gouvernement Jospin. Elle a failli lui faire rater la marche de Matignon. Cette fois, le discret Jean-Marc Ayrault a répliqué : « C’est une affaire que j’ai assumée en tant que maire. Honnête homme je suis, honnête homme je resterai. » Honnête ou pas, l’homme gagne visiblement à être connu. Réélu sept fois consécutives député de Loire-Atlantique, le président du groupe PS à l’Assemblé nationale jouit d’une très bonne image auprès des députés de son parti, qui l’ont élu à trois reprises à ce poste. À Nantes, sa ville natale, où il est maire depuis 1989, il

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Politique
Temps de lecture : 4 minutes