Les paquebots de la démesure

L’échouage du Costa Concordia n’a guère freiné l’engouement pour les croisières, et la course aux navires géants se poursuit malgré les risques croissants pour la sécurité des passagers comme pour l’environnement.

Patrick Piro  • 7 juin 2012 abonné·es

Et un de plus ! La semaine dernière, avec tout l’apparat de rigueur, MSC Cruises baptisait à Marseille le Divina, son plus gros paquebot de croisière, qui a coûté près de 600 millions d’euros. Une impressionnante et disgracieuse barre d’immeuble de 333 mètres de long, 18 ponts et une capacité maximum de près de 4 400 passagers. MSC Cruises, premier croisiériste en Méditerranée (1,4 million de passagers prévus en 2012), investit à tour de bras depuis cinq ans.

Le gigantisme est une tendance lourde du secteur. « Sur les seize navires de croisière actuellement en projet, treize peuvent accueillir plus de 2 500 passagers », relève Charlotte Nithart, de l’association écologiste Robin des bois [^2]. Une centaine de ces géants naviguent sur les mers du monde. Près d’une moitié sont basés aux États-Unis, sillonnant de préférence les

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Écologie
Temps de lecture : 4 minutes