Musique : Braka dans tous ses éclats

Le batteur crée en Afrique du Sud, avec des musiciens des townships, un
spectacle qui tournera en France en 2013.

Lorraine Soliman  • 14 juin 2012 abonné·es

« Batteur, compositeur et luthier sauvage », indique son curriculum vitæ. Tout un programme. Et modestement annoncé de surcroît. Simon Fayolle, aka Braka, a bien d’autres tours dans son sac à malices et sa boîte à rythmes. Sa vie d’artiste est un poème, qu’il récite avec l’énergie voluptueuse d’une cigale méditerranéenne et la précision déterminée d’une fourmi avant l’hiver alsacien. Le tout servi avec un doigt de gouaille, celle du titi parisien qu’il n’est pas tout à fait. Batteur, ou plutôt rythmicien, Braka l’est en revanche depuis un âge très tendre : «  Un jour, il y avait un copain de mes parents à la maison qui jouait de la guitare, moi j’avais 2 ans et je tapais le rythme, et quand il changeait de rythme je le suivais.  » L’anecdote est du père, l’une de ses favorites. Elle en dit déjà long du petit Simon, né dans un cocon artistique. Ses sont

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Musique
Temps de lecture : 4 minutes