« Tout passe », de Gabriel Josipovici : Esthétique du dénuement

Tout passe , roman subtil du Britannique Gabriel Josipovici, fait appel à l’imagination du lecteur.

Christophe Kantcheff  • 14 juin 2012 abonné·es

Il faudrait pouvoir lire Tout passe comme on regarde dans un kaléidoscope. Le roman du Britannique Gabriel Josipovici, avec ses courtes séquences qui prennent sens les unes par rapport aux autres, a cette forme éparpillée et hypnotique. Avec une scène centrale, récurrente comme un refrain glaçant : dans une pièce vide et derrière une fenêtre au carreau fêlé, un homme. « Grisaille. Silence. Il se tient là. Et une voix dit : Tout passe. Le bien et le mal. La joie et la peine. Tout passe.  » Sinistre consolation.

« Tout passe », en effet, une fois la mort parvenue à ses fins. Mais le personnage principal, Felix, n’en est pas encore là. Même si la grande faucheuse n’est pas passée loin. Depuis, il s’est réfugié

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Littérature
Temps de lecture : 4 minutes