Impatiences et préjugés

Denis Sieffert  • 12 juillet 2012 abonné·es

Il n’est pas facile en France de parler des révolutions arabes sans y mêler des débats qui traversent notre société. Les différences sont d’autant moins acceptées que la proximité est grande. Nous avons tous tendance à projeter sur ces pays en ébullition des rêves que nous sommes bien en peine de réaliser chez nous. Un an et demi après le début du soulèvement tunisien, qui a eu l’effet de contagion que l’on sait, il faudrait déjà que ces vastes mouvements de l’histoire aient dit leur dernier mot. Et il faudrait que leur dernier mot soit le nôtre, impeccablement laïque et « moderne », selon les critères occidentaux. Et comme ce n’est pas exactement l’image que nous renvoie la situation, nous condamnons, ou nous portons des jugements, à tout le moins hâtifs. Les victoires électorales des islamistes en Tunisie et en Égypte

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes