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Un beau cadeau. C’est ce qu’ont fait à Caroline Fourest les militants qui ont empêché son intervention à la Fête de l’Huma, le 15 septembre. Des perturbateurs, qu’Houria Bouteldja, du Parti des Indigènes de la République, a ainsi décrits à l’AFP : « Il n’y avait pas, à ma connaissance, d’éléments d’extrême droite dans ce groupe informel de protestataires, parmi lesquels effectivement des militants des Indigènes, des Indivisibles, des militants de gauche ou antiracistes. »

Il ne fallait pas être grand clerc pour imaginer tout le bénéfice qu’allait tirer Caroline Fourest de cet incident qui s’est instantanément transformé en événement médiatique. Ceux-là mêmes qui se désolent, à juste titre, des multiples tribunes dont bénéficie la journaliste lui ont offert une occasion en or de passer pour une martyre de la liberté d’expression aux yeux des médias et de l’opinion. Restent des interrogations : pourquoi la Fête de l’Huma a-t-elle invité la controversée et omniprésente Fourest ? Pourquoi les organisateurs n’ont-ils pas mis en face d’elle un contradicteur spécialiste de l’islam ?

Ces questions légitimes, et l’irritation ou la colère qu’elles peuvent susciter, ne justifient cependant pas une intervention autoritaire qui ne pouvait tourner qu’à l’épreuve de force – croire le contraire témoigne, pour le moins, d’une insigne naïveté. Ceux qui ont obtenu l’annulation de ce débat sont heureux d’avoir fait taire, pour une fois, Caroline Fourest ? Certes, mais au prix de passer pour non respectueux de la liberté d’expression et du débat démocratique, pour des excités extrémistes adeptes d’une certaine violence. Bref, ils estiment sans doute avoir eu raison. Mais pour quelle efficacité pédagogique ?


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