La réforme des contrôles d’identité est « urgente et nécessaire » pour 8 associations du secteur

Dans un communiqué commun, 8 associations du secteur de la justice demandent au gouvernement d’honorer ses engagements en matière de lutte contre le contrôle au faciès. Manuel Valls annonçait mercredi 19 septembre son renoncement.

Politis.fr  • 20 septembre 2012
Partager :

Réformer les procédures pour « lutter contre le contrôle au faciès » : c’était l’engagement nº 30 du candidat François Hollande. Il vient d’être sérieusement écarté par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui annonçait mercredi 19 septembre devant l’école militaire son renoncement aux récépissés de contrôle d’identité. Jeudi 20 septembre, 8 associations du secteur de la justice[^2]
regrettent d’une même voix cette volte-face sur un « engagement essentiel (…) à haute portée symbolique ».

Communiqué commun : [«Le scepticisme de Manuel Valls pour réformer les contrôles d’identité est déplorable»->http://www.syndicat-magistrature.org/IMG/pdf/CPcontrolesd_identite.pdf]

La prise de position du ministre de l’Intérieur « intervient après un débat public réducteur focalisant principalement sur les récépissés de contrôle, véhiculant de fausses idées sur ceux-ci et alors qu’aucune expérimentation n’a été menée » , regrettent les 8 associations dans un communiqué commun.

Elles militent pour « une réforme globale est nécessaire », impliquant notamment une modification du Code de procédure pénale et l’instauration d’un « suivi des contrôles par les superviseurs et cadres policiers » . Les relations entre citoyens et forces de l’ordre doivent être améliorées grâce à des « rencontres régulières » et une amélioration de la formation des agents.

[^2]: Le Gisti, Graines de France, Human rights Watch, la Ligue des droits de l’Homme, la Maison pour un développement solidaire, Open society justice initiative, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature

Société Police / Justice
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Dans les Hautes-Alpes, la préfecture systématise des pratiques illégales contre des demandeurs d’asile
Enquête 5 mars 2026 abonné·es

Dans les Hautes-Alpes, la préfecture systématise des pratiques illégales contre des demandeurs d’asile

Depuis janvier, plusieurs dizaines d’interdictions de circuler sur le territoire français ont été délivrées à des étrangers souhaitant demander l’asile en France et n’ayant pas de titre de séjour dans l’Union européenne. Une pratique illégale criminalisant les personnes étrangères, que la préfecture peine à justifier.
Par Pauline Migevant
Candidats victimes de racisme : « Aux municipales, on doit souvent prouver beaucoup plus que les autres »
Enquête 3 mars 2026 abonné·es

Candidats victimes de racisme : « Aux municipales, on doit souvent prouver beaucoup plus que les autres »

Cyberharcèlement raciste, appels haineux et menaces de mort : à mesure que la campagne des municipales s’intensifie, les candidat.e.s non blancs sont pris pour cible. Des attaques qui révèlent le quotidien des candidat.e.s racisé.e.s en politique.
Par Kamélia Ouaïssa
Juste(s) juges – Épisode 5
Série documentaire 27 février 2026 abonné·es

Juste(s) juges – Épisode 5

Découvrez, en exclusivité sur Politis.fr, le cinquième épisode de la série documentaire de Jean-Pierre Bloc consacrée à la dimension politique de la justice.
Par Jean-Pierre Bloc
En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées
Analyse 27 février 2026 abonné·es

En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées

En centre de rétention administrative, les personnes souffrant de troubles psychiatriques sont de plus en plus nombreuses. Parfois arrêtées directement à la sortie de l’hôpital psychiatrique, elles risquent, une fois en CRA, d’être placées à l’isolement. Ce qui aggrave leur santé mentale.
Par Pauline Migevant