Florange : Non-dits, mensonges et trahison
L’accord présenté le 30 novembre comme une victoire du gouvernement s’est délité au fil des jours. Confirmant l’étendue des concessions faites par Jean-Marc Ayrault à ArcelorMittal.
dans l’hebdo N° 1231 Acheter ce numéro
Jean-Marc Ayrault dit « comprendre » l’inquiétude des syndicalistes d’ArcelorMittal. Il « comprend qu’une partie de la gauche conteste » qu’il ait sauvé Florange. Ce qui n’empêche pas le Premier ministre d’être profondément convaincu d’avoir accompli ce qu’il estime être son devoir. Et même pas loin de penser que les 630 sidérurgistes lorrains sont des… privilégiés. Certes, il ne le dit pas comme ça. Toutefois, à l’entendre répéter que « beaucoup de salariés en France qui voient leurs emplois menacés auraient aimé bénéficier » de la même attention, l’idée est bien celle-là.
Une maladresse de plus dans un dossier où le Premier ministre les a multipliées ? On ne peut tout à fait l’exclure. Même si l’insistance à présenter comme enviable le sort des sidérurgistes de Florange, lancée à l’Assemblée nationale une première fois, redite sur France 2 et RTL, répétée dans le Journal du dimanche, incline davantage à penser que Jean-Marc Ayrault est à court d’arguments pour convaincre l’opinion que cet accord qu’il a lui-même conclu avec Mittal, le