Le malaise des socialistes

Troublés par le pacte de compétitivité, les hausses de la TVA ou l’accord sur Florange, élus et militants cultivent la nostalgie du discours du Bourget. En attendant un hypothétique retournement de conjoncture.

Michel Soudais  • 20 décembre 2012 abonné·es

Le changement, ils ne le voyaient pas comme ça. Instruits des échecs passés, les socialistes étaient persuadés d’avoir cette fois toutes les cartes en main pour réussir : l’Élysée, une majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat, la présidence de la quasi-totalité des régions et 60 % des départements, la majeure partie des grandes villes… En à peine plus de six mois, pourtant, un sentiment d’inquiétude s’est emparé d’eux. Alimenté par la vertigineuse dégringolade de l’exécutif dans les sondages d’opinion, singulièrement dans l’électorat de gauche [^2]. Renforcé par les mauvais résultats électoraux des trois législatives partielles du week-end dernier (voir encadré). Les militants, convaincus qu’un nouvel échec du PS au pouvoir sonnerait définitivement le glas de leurs aspirations à une autre société et emporterait toute la gauche, se raccrochent à l’espoir d’un retournement de conjoncture. Dans l’attente de ce miracle, ils murmurent leur déception de peur de contribuer par leurs critiques à un retour aux affaires d’une droite radicalisée. Et prennent du champ.

Parmi les 296 députés,

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Politique
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