L’État abdique devant Mittal

En refusant de nationaliser, fût-ce temporairement, l’aciérie de Florange, le gouvernement s’est rangé une fois de plus à l’avis des thuriféraires de la concurrence libre et non faussée.

Les hauts fourneaux de Florange, à l’arrêt depuis un an et demi, ne redémarreront pas. La reprise de leur activité constituait le principal enjeu du bras de fer avec ArcelorMittal depuis deux mois. Et le symbole de la volonté (ou non) de l’État de maintenir une industrie sidérurgique en France. De ce point de vue, le compromis annoncé précipitamment par Jean-Marc Ayrault vendredi dernier fait office de douche froide. Confronté à la détermination de la multinationale luxembourgeoise de fermer définitivement…
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