Les cols blancs tentés par l’exil

Le départ massif des diplômés dotés de bons salaires est une défaite pour le modèle de croissance vanté par le régime. Par Benjamin Gauducheau, correspondant à Beijing

Benjamin Gauducheau  • 7 février 2013 abonné·es

Apriori, rien ne prédestinait Zhang Yibo à quitter la Chine. Diplômé de l’université de Pékin – la meilleure du pays –, il était encore, il y a six mois, cadre dans la branche chinoise d’une grande compagnie pétrolière internationale, avec un très confortable salaire mensuel d’environ 100 000 yuans (soit 12 000 euros), « sans compter les primes   ». Aujourd’hui, le trentenaire vit avec sa femme à Calgary (au Canada). « Beaucoup de mes collègues étaient partis avant moi, et j’en connais au moins trois qui l’ont fait depuis, raconte-t-il. Et même si mes revenus ont baissé de 75 %, je n’éprouve aucun regret. » Ingénieurs, financiers, hommes d’affaires : ceux qui bénéficient le plus, en théorie,

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