En chantant la Grândola

Denis Sieffert  • 7 mars 2013 abonné·es

Imaginez six millions de manifestants dans les rues de Paris, de Lyon et de Marseille. Eh bien, c’est ce qui est arrivé samedi au Portugal, où près d’un dixième de la population a défilé pour dénoncer, pêle-mêle, le gouvernement de centre-droit, le Fonds monétaire international et l’Union européenne. À Lisbonne et à Porto, le cortège a entonné la « Grândola, Vila Morena », l’hymne de la Révolution des œillets d’avril 1974. « À Grândola, ville brune, terre de fraternité, c’est le peuple qui commande », dit à peu près la chanson. Sans céder à l’illusion lyrique du grand soir, on doit méditer l’événement dans un Portugal saigné par une terrible politique d’austérité.

La cible, cette fois, n’est pas la dictature, ** mais un gouvernement qui, à peu de chose près, ressemble au

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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