Lyon-Turin : dans le bourbier italien

Pour la première fois, une centaine d’élus italiens proche des opposants au projet de ligne ferroviaire entre Lyon et Turin, ainsi que quelques Français, ont obtenu l’accès au chantier. Visite guidée.

Thierry Brun  • 26 mars 2013
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Lyon-Turin : dans le bourbier italien

Transformé en zone militaire, on ne savait que peu de chose sur le chantier italien du grand projet de ligne ferroviaire entre Lyon et Turin, ouvert en 2011. Situé sur la commune de Chiomonte, petite station de ski de la haute vallée de Suse, à une soixantaine de kilomètres de Turin, le site de la galerie de reconnaissance, près lieu-dit La Maddalena, est une forteresse protégée par l’armée et les carabiniers. C’est ici que le puissant mouvement italien No-TAV (Treno ad alta velocità, TGV) organise la contestation quasi quotidienne contre un pharaonique projet ferroviaire, une nouvelle ligne jugée néfaste pour l’environnement et d’un coût exorbitant.

Le 23 mars, à leur demande, deux cars ont déposé une centaine de députés et sénateurs du Mouvement cinq étoiles (M5S) et de Gauche, écologie et liberté (SEL), ainsi que quelques Français de la Coordination des opposants au Lyon-Turin, sur le site de la galerie de reconnaissance de La Maddalena, où se trouve le chantier italien ouvert par la société franco-italienne Lyon Turin ferroviaire (LTF). Pour la première fois les élus italiens, pour la plupart des membres du mouvement No-TAV, ont eu accès à la très controversée galerie de reconnaissance creusée depuis quelques mois.

Lire > TGV Lyon-Turin : Vers une nouvelle enquête sur le grand projet inutile ?

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Société
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