Chômage : d’autres réponses
Présenté par le gouvernement comme un outil pour sécuriser l’emploi, le projet de loi transposant l’accord national interprofessionnel du 11 janvier est fortement critiqué à gauche. Quatre représentants politiques avancent ici des propositions alternatives.
dans l’hebdo N° 1247 Acheter ce numéro
En débat à l’Assemblée nationale depuis le 2 avril, le projet de loi dit de « sécurisation de l’emploi », qui traduit l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier, est mis en cause par les différents partis de gauche, y compris par des parlementaires socialistes. Quatre représentants politiques proposent ici leurs solutions.
Martine Billardex-députée, coprésidente du Parti de gauche
« On n’arrête pas de nous dire que l’accord national interprofessionnel (ANI) sur l’emploi signé le 11 janvier est issu du dialogue social, mais il s’agit d’une sécurisation de toutes les procédures favorables au Medef. Lequel exige depuis des années que les licenciements soient plus rapides, moins coûteux, avec moins de contrôle de la justice. Cet accord répond exactement aux souhaits du patronat. Dans une période de crise économique, cela veut dire plus de chômage pour les salariés et peu d’espoir de s’en sortir. Aujourd’hui, ils peuvent se battre avec le droit du travail existant, obtenir des améliorations, moins de licenciements, voire pas de licenciements. Avec le nouvel accord, ce sera irréalisable. On assiste donc à une dégradation du rapport de force entre salariés et employeurs pour ce qui est de la sécurisation de l’emploi. Nous proposons d’autres pistes. Le Parti de gauche a participé, avec l’ensemble des forces du Front de gauche, à la rédaction d’une proposition de loi contre les suppressions de postes et les licenciements dans les entreprises qui font des profits. Il ne faut pas oublier qu’un