Iter, labo du dumping social ?
Des syndicalistes CGT de Cadarache s’inquiètent des conditions de travail qui attendent les ouvriers du chantier du réacteur expérimental, soumis à la logique du libéralisme européen.
dans l’hebdo N° 1250 Acheter ce numéro
«N ous refusons des conditions de travail d’un autre siècle », assène Alain Champarnaud. Le syndicaliste CGT du centre de recherche du Commissariat à l’énergie atomique à Cadarache (Bouches-du-Rhône) est aussi représentant CGT au comité local d’information sur Iter [^2], un réacteur expérimental de fusion nucléaire en cours de construction depuis 2010. Alain Champarnaud craint en effet des conditions de travail « indignes » sur ce chantier international financé par l’Union européenne, la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée, la Fédération de Russie et les États-Unis. Le pharaonique projet est estimé à près de 15 milliards d’euros si l’on se rapporte à la dernière estimation de la participation de l’Union