Jean-Luc Mélenchon : « Le 5 mai, la gauche est dans la rue »

Pour le coprésident du Parti de gauche, une alternative se développe, susceptible de faire basculer le rapport de force avec la droite. Rencontre, à la veille d’une manifestation qui a pour lui valeur de test.

Denis Sieffert  et  Michel Soudais  • 2 mai 2013 abonné·es

C’est dans l’arrière-salle d’un bistrot du Xe arrondissement que nous avons retrouvé Jean-Luc Mélenchon. Nous ne l’avions pas revu depuis l’été dernier. Il répond ici à nos questions sur le bilan de François Hollande un an après son entrée à l’Élysée, la stratégie du Parti de gauche, les rapports avec les communistes, la manifestation du 5 mai, et le climat dans le pays en plein psychodrame sur le mariage pour tous.

Quel bilan général tirez-vous de la première année de François Hollande à l’Élysée ?

Jean-Luc Mélenchon : C’est un bilan calamiteux. Peu d’entre nous auraient imaginé que les choses iraient si vite si mal. Au plan économique, le monde salarial n’a rien gagné, le patronat a été copieusement servi, et les trafiquants financiers ont été moelleusement protégés, y compris au moment de l’affaire Cahuzac, puisque le président de la République a décidé de rendre suspects tous les

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Politique
Temps de lecture : 10 minutes