Politis

Abonnez-vous à Politis

Tout Politis +

11 Par mois
  • Votre hebdomadaire et hors-série en version papier et numérique

  • Tous les articles du magazine et des articles inédits de la rédaction

  • Votre hebdo/hors-série en PDF

  • Lecture de l'hebdo/hors-série sur liseuse

Choisir cette offre
Pour toutes informations, contactez notre service Abonnement au 03 80 48 95 36 ou par e-mail à : abonnement@politis.fr

Offre Découverte spéciale élections 23 numéros + 1 HS

49
Offre Découverte spéciale élections 23 numéros + 1 HS
  • 23 numéros + 1 hors-série en version papier et numérique

  • Tous les articles du magazine et des articles inédits de la rédaction

  • Votre hebdo/hors-série en PDF

Je m'abonne

Web illimité

8 Par mois
  • Votre hebdomadaire et hors-série en version numérique

  • Tous les articles du magazine et des articles inédits de la rédaction

Choisir cette offre

Les autres offres

Offre découverte, administrations, offre solidaire, réabonnement…
Choisissez une offre

Soutenez la presse indépendante et découvrez les offres de notre kiosque. A partir de 8€/mois. :

Quand l’industrie agro-alimentaire américaine fait taire les «activistes»

En réponse aux activistes qui filment les dessous des exploitations agroalimentaires, 14 États américains se sont dotés de lois imposant le secret sur les conditions de production de la filière.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Des vidéos choquantes diffusées sur les réseaux sociaux ou relayées par le New York Times ont généré une vive émotion dans la communauté de l’industrie agroalimentaire américaine (AAA - Animal agriculture alliance). Réalisées par des activistes de la cause animale infiltrés depuis deux ans dans des exploitations, ces images dénonçaient des actes de « torture ordinaire » sur les animaux d’élevage (âmes sensibles s’abstenir).

Autre exemple en Utah où Amy Meyer, postée derrière les barbelés d’un abattoir, filmait le calvaire d’une vache vivante, sans doute malade ou blessée. Évacuée à l’aide par un tracteur sans aucun ménagement. Le propriétaire en colère a porté plainte en vertu des lois dites « ag-gag » (ag pour agriculture, gag pour bâillonner).

Avec les « ag-gag », l’industrie agroalimentaire américaine pensait ainsi détenir l’arme absolue. Adoptées ou proposées dans 14 États américains depuis mars 2012, elles renforcent l’« Animal enterprise terrorism act », votée en 2006 par le Congrès, assimilant déjà l’activisme écologique à une forme de terrorisme.

« Les activistes dehors ».

Ces lois interdisent de filmer, photographier, dévoiler à autrui ou diffuser toute information sur le fonctionnement des exploitations et les conditions de vie des animaux. La peine encourue en Utah, une amende de 1 500 dollars et jusqu’à un an de prison ferme.

Pour remédier aux désagréments de telles publicités, l’Animal agriculture alliance tenait mercredi 1er mai une conférence « privée » en Virginie. Le programme du jour : « expertises-conseils » sur la loi « ag-gag », ou encore, la façon de faire face « aux entreprises de manipulation des opposants » . Pudique, elle en interdisait l’accès à la presse et imposait un mot d’ordre à l’entrée : « les activistes dehors » . La veille, le bureau du procureur rejetait l’accusation contre Amy Meyer.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents