Jean-Luc Touly : « Il faut revenir à une analyse publique de l’eau »

Jean-Luc Touly dénonce des examens insuffisants, inégaux selon les régions, aux résultats opaques. Selon lui, le secteur privé privilégie les contrôles de paramètres qui rapportent le plus, pas forcément liés à l’intérêt général.

Thierry Brun  • 6 juin 2013 abonné·es

Spécialiste de la gestion de l’eau, Jean-Luc Touly fait partie des rares élus à s’inquiéter de l’emprise du secteur privé sur le contrôle de la qualité de l’eau.

Des groupes privés ont quasiment le monopole de l’analyse sanitaire de la qualité de l’eau potable en France. Quels sont les intérêts en jeu ?

Jean-Luc Touly : Le secteur privé a vu tout l’intérêt de ce marché des analyses de la qualité de l’eau, qui est rentable et stratégique. C’est pour cette raison que, les uns après les autres, les laboratoires publics sont fermés ou perdent un certain nombre de contrôles, comme cela a été le cas du Crecep, le principal laboratoire municipal de contrôle de qualité des eaux de la Ville de Paris. La recherche publique étant peu financée, le privé s’intéresse aux contrôles de paramètres qui rapportent le

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Écologie
Temps de lecture : 4 minutes