Brésil : entre révolte sociale et évangélisme

Pendant la visite du pape, les autorités craignaient une résurgence du mouvement qui a mobilisé un million de manifestants au mois de juin. Correspondance à Rio, Marie Naudascher

«Le pape n’est pas responsable de la supposée corruption des hommes politiques brésiliens, mais il pourra nous confesser », plaisantait Eduardo Paes, le maire de Rio, devant les journalistes, en majorité brésiliens, venus s’informer sur la logistique des Journées mondiales de la jeunesse qui se tenaient à Rio du 22 au 29 juillet. Une pirouette qui ne cache pas l’incertitude des dirigeants quand à la suite du mouvement de juin, mobilisant plus d’un million de citoyens à travers tout le pays. Un mouvement…
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