Le prix de la politique spectacle

Il serait naïf de croire que la décision du Conseil constitutionnel engage notre système politique dans un cercle vertueux.

Denis Sieffert  • 11 juillet 2013 abonné·es

On ne saurait évidemment qu’applaudir à la décision du Conseil constitutionnel de ne pas valider les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. C’est une gifle salutaire pour tous les bonimenteurs et autres bluffeurs qui peuplent notre paysage politique. Avec Bernard Tapie, qui fait figure de virtuose, Nicolas Sarkozy est assurément le plus éminent représentant de cette caste qui se croit tout permis. La sidération qui s’est emparée de l’ancien Président et de sa garde rapprochée est à la mesure du sentiment d’impunité qui habite ces gens depuis tant d’années. La certitude que les « sages du Palais-Royal », comme on les appelle, n’avaient guère qu’une fonction décorative, ou qu’ils avaient seulement vocation à frapper les petits candidats, a poussé Sarkozy à la faute. Une certitude alimentée par la mansuétude dont avait fait preuve jusqu’ici le Conseil quand il s’agissait de « gros

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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