Que vaut notre télé publique ?

À l’heure où France Télévisions connaît certaines difficultés financières, on peut s’interroger sur la qualité et l’ampleur de son offre.

Jean-Claude Renard  • 18 juillet 2013
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Si la suppression de l’audiovisuel public par le gouvernement néolibéral de la Grèce, sous la pression de la Troïka, a choqué le peuple grec et bouleversé l’Europe, au-delà des contingences politiques et économiques, l’unanimité autour d’ERT s’est faite sur sa qualité. À l’heure où France Télévisions connaît certaines difficultés financières, où le groupe public peaufine ses programmes de rentrée, après la suppression d’émissions emblématiques qui ont laissé au moins perplexe, on peut s’interroger sur la qualité et l’ampleur de son offre, sur ses choix et ses exigences. Bruno Patino, numéro 2 du groupe, à la tête des programmes depuis peu, affirme vouloir défendre une ligne d’exigence, ce qui est la moindre des choses du haut de son poste. Mais peut-on se dire satisfait du service public ? S’il donne parfois pleinement satisfaction, notamment à travers ses rendez-vous documentaires ou ses nouvelles écritures, le meilleur côtoie le pire, loin des missions premières inscrites dans un cahier des charges. Certes, on ne peut pas plaire à tout le monde. Mais, entre le meilleur et le pire, la marge est énorme. Au-delà des coûts des programmes, il reste à France Télévisions à s’interroger sur son rapport à l’audience et sa capacité à se renouveler, à inventer de la télévision. Une créativité et une exigence nécessaires, sans lesquelles on ne pourrait, selon un vieux slogan, écouter ou voir « la différence ». Cette inventivité dans le poste ne serait-elle pas ce qui peut lui arriver de mieux ?

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