À propos de « grande coalition »

L’Allemagne nous donne l’exemple d’une société qui se pilote comme un conseil d’administration, sans vraie liberté de choix.

Denis Sieffert  • 26 septembre 2013 abonné·es

Imaginez qu’au soir du 15 mai 2012, et après avoir remporté de haute lutte la bataille électorale contre Nicolas Sarkozy, François Hollande nous ait annoncé son intention de nommer son rival malheureux au ministère de l’Économie et des Finances. Comment aurions-nous réagi ? La colère sans aucun doute. L’impression d’avoir été grugés par des mois de fausses querelles et de débats en trompe-l’œil. Eh bien, c’est à peu près ce qui risque d’arriver dans les prochains jours à nos voisins allemands. Vaincus, les sociaux-démocrates sont invités à jouer les utilités dans le nouveau gouvernement d’Angela Merkel, grande triomphatrice du scrutin de dimanche [^2]. Ils pourraient remplacer les libéraux, passés à la trappe de l’histoire, avec moins de 5 % des voix. Mais, outre-Rhin, on ne s’offusque pas du tour de passe-passe postélectoral

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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