Alexandre Romanès : « Nous n’avons pas de chez-nous »

Le cirque Romanès présente un nouveau spectacle. Comme une réponse à la stigmatisation des Tziganes.

Jean-Claude Renard  • 17 octobre 2013 abonné·es

Après Rien dans les poches puis la Reine des Gitans, le cirque Romanès est de retour, avec un nouveau spectacle, Voleuses de poules ! Un spectacle toujours enchanteur, forgé dans la poésie, rythmé de séquences endiablées, qui fait cette fois, à côté de la musique tzigane des Balkans, la part belle au flamenco, au creux d’un cirque à part, qui s’interdit les roulements de tambours, les ours, les éléphants, la spectacularisation, mais privilégie le burlesque, la magie, l’imagination. Un nouveau spectacle dont le titre pourrait bien être un pied de nez à l’actualité – ce qui ressemblerait furieusement à l’esprit d’Alexandre Romanès, fondateur du cirque. « Comme on nous accuse de tout, alors autant y aller !, s’amuse-t-il d’emblée. C’est un clin d’œil aux préjugés, d’autant qu’en ce moment c’est un peu chaud ! On a donc pris le parti de revendiquer ces préjugés. Au reste, les politiques devraient s’en inspirer aussi. Ils font dans le lourd,

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Culture
Temps de lecture : 6 minutes