Barbara Romagnan, porte-parole d’Un monde d’avance : « Je ne me sens pas trahie, juste déçue »

Porte-parole d’Un monde d’avance, la députée Barbara Romagnan peine à conjuguer loyauté à son parti et fidélité à ses valeurs.

Pauline Graulle  • 3 octobre 2013 abonné·es

Rien à voir avec le prototype de la députée grande gueule. Pire : réfléchie, bosseuse, indépendante, Barbara Romagnan résiste. Elle vote contre le traité européen, s’abstient sur l’accord de sécurisation de l’emploi, monte au créneau pour réduire le train de vie des députés… La majorité grince. L’élue du Doubs persiste. Toujours minoritaire, jamais défaitiste.

Adhérente au Parti socialiste depuis vingt ans, cela fait aussi vingt ans qu’elle y est « mal à l’aise ». Mais « je n’ai jamais regretté d’y avoir pris ma carte, précise-t-elle, accoudée devant un thé à la cafétéria de l’Assemblée nationale, les cheveux ébouriffés par une journée chargée. Je préfère être dans le parti qui a régularisé 80 000 sans-papiers pendant les années Jospin que dans celui qui demande à ce que tous le soient, mais n’arrive jamais au pouvoir ».

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Politique
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