Le maquis de la formation professionnelle

Alors que des négociations sont en cours pour réformer la formation professionnelle, les inspecteurs et contrôleurs du travail dénoncent la faiblesse de leurs moyens pour endiguer la fraude.

Thierry Brun  • 17 octobre 2013 abonné·es

Érigé en priorité du quinquennat de François Hollande, l’épineux dossier de la formation professionnelle est depuis le mois de septembre sur la table des négociations entre syndicats et patronat. Le gouvernement souhaite un accord sur une nouvelle réforme d’ici à fin décembre, et le ministre du Travail, Michel Sapin, s’est engagé à « clarifier » la situation pour que « l’argent de la formation aille à la formation ». Le ministre ambitionne aussi que les services chargés de son contrôle « soient encore plus offensifs contre toutes les dérives ». Cette dernière phrase a irrité les inspecteurs et contrôleurs du travail de la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), qui réclamaient des moyens supplémentaires dans une lettre adressée en août à Michel Sapin. Les agents y déploraient notamment des « désorganisations » qui pénalisent « les millions de bénéficiaires de la formation professionnelle puisque les fonds publics  […] sont une manne financière telle qu’il est

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