Européennes : ouverture d’une primaire verte dans 28 pays

Le Parti vert européen (PVE) doit désigner à partir du 10 novembre deux têtes de liste parmi quatre candidats, qui porteront la campagne commune des écologistes.

Patrick Piro  • 9 novembre 2013
Partager :
Européennes : ouverture d’une primaire verte dans 28 pays

José Bové, futur candidat des écologistes de l’Union à la présidence de la Commission européenne ? L’hypothèse est plausible, même si l’horizon de sa concrétisation est encore éloigné.
Le Parti vert européen (PVE) — créé en 2004 et premier véritable parti politique à l’échelle du continent —, a déniché une nouvelle idée pour la prochaine élection des eurodéputés, en mai prochain : la désignation d’un binôme de porte-parole « têtes de liste », qui fera le tour des vingt-huit pays pour y porter le message de la campagne commune aux trente partis écologistes membre du PVE.

Quatre candidats

En 2009, le PVE avait déjà promu quatre porte-parole , désignés en interne. Ils seront cette fois-ci élus via une primaire européenne. À partir du 10 novembre, tous les citoyens de l’Union âgés de plus de 16 ans pourront faire leur choix, par vote électronique, entre l’eurodéputé français José Bové, l’Italienne Monica Frassoni (une des porte-parole du PVE), l’Allemande Rebecca Harms (co-présidente avec Daniel Cohn-Bendit du groupe des Verts au Parlement européen) et l’Allemande Ska Keller (porte-parole des jeunes Verts européens), candidatures présentées par leurs partis respectifs et validées après avoir été soutenues par au moins quatre autres membres du PVE[Qui compte également cinq partis issus de pays non membres de l’Union européenne.](Qui compte également cinq partis issus de pays non membres de l’Union européenne.).

Un couple franco-allemand ?

Le dépouillement aura lieu le 28 janvier. Les deux premiers formeront le binôme des porte-parole, et l’un d’eux devrait ensuite être le candidat du PVE pour la présidence de la Commission européenne.
Cette primaire verte contribuera à l’intérêt du public pour des questions européennes délaissées, espèrent le parti écologiste. Elle déçoit cependant les attentes de l’eurodéputée EELV Catherine Grèze : « En France, seul José Bové a fait acte de candidature, et le scrutin a de bonne chance de désigner un sempiternel couple franco-allemand. La primaire aurait eu une autre allure avec des têtes de liste grecques ou portugaises, témoins de pays en crise et porteurs des solutions écologistes. »

Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« La sécurité n’est pas un gros mot » : à Échirolles, Amandine Demore, maire courage face au narcotrafic
Portrait 24 février 2026 abonné·es

« La sécurité n’est pas un gros mot » : à Échirolles, Amandine Demore, maire courage face au narcotrafic

Dans cette ville de près de 40 000 habitants, en banlieue sud de Grenoble, la maire tente de lutter contre un fléau qui dépasse largement ses pouvoirs. En première ligne, l’édile communiste considère que la gauche a encore « des choses à dire » sur la sécurité.
Par Lucas Sarafian
Municipales 2026 : à Cayenne, l’enjeu sécuritaire dépasse la campagne
Reportage 24 février 2026 abonné·es

Municipales 2026 : à Cayenne, l’enjeu sécuritaire dépasse la campagne

Alors que la campagne des élections municipales débute officiellement dans quelques jours, le thème de la sécurité s’impose comme l’une des priorités des Cayennais. Neuf ans après le mouvement social historique de 2017, l’insécurité continue de structurer le débat public et de façonner les programmes des candidats.
Par Tristan Dereuddre
Municipales : à Romans-sur-Isère, l’union progressiste née de la mort de Thomas se déchire
Reportage 24 février 2026

Municipales : à Romans-sur-Isère, l’union progressiste née de la mort de Thomas se déchire

Depuis la mort de Thomas à Crépol, fin 2023, puis celle de Zakaria en 2024 à Romans-sur-Isère, cette dernière est devenue le symbole des fractures du pays, alimenté selon les intérêts de l’extrême droite. Malgré des fortes tentatives d’union, les forces progressistes ne font désormais plus front commun pour le premier tour des municipales.
Par Pierre Jequier-Zalc
Enquête, extrême droite, impacts politiques après la mort de Quentin Deranque : nos réponses
Direct 19 février 2026

Enquête, extrême droite, impacts politiques après la mort de Quentin Deranque : nos réponses

Après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, suite à une rixe avec des antifascistes à Lyon le 14 février, posez vos questions à la rédaction de Politis. Instrumentalisation de l’extrême droite, isolement de la France insoumise, banalisation du fascisme : les réactions après « l’homicide volontaire », selon les termes du procureur de Lyon, ont souligné un véritable séisme politique.
Par Politis