Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le FN et les identitaires

Le NPA ignore-t-il à ce point ce qui se passe en Bretagne? Philippe Poutou, son candidat à la présidentielle, manifestera demain à Quimper avec les bonnets rouges, nous informe l'organisation anticapitaliste dans un communiqué reçu par mail à 19 h 15. Cette manifestation – même si des salariés de plusieurs entreprises agro-alimentaires comptent y participer – est, de notoriété publique, organisée par le patronat local et la FNSEA. Bref, tous les productivistes qui ont conduit l'économie bretonne dans une impasse. Y participeront en outre l'UMP, avec ses élus les plus rétrogrades, des dirigeants du FN, comme son vice-président Florian Philippot[^2], ou des identitaires de Jeune Bretagne.
Communiqué du NPA Finistère. Manifestation de Quimper du 2 novembre
*Philippe Poutou et le NPA du Finistère participeront à la manifestation de Quimper du 2 novembre 2013. Ils seront aux côtés des salariés licenciés ou menacés de licenciement des entreprises GAD, Marine Harwest, Tilly-Sabco, Doux, etc. Ils manifesteront contre les patrons licencieurs et les tenants d’un productivisme agricole qui détruit la petite paysannerie et l’environnement. Ils défendront le partage du travail et l’interdiction des licenciements comme réponse à la crise du capitalisme qui détruit des milliers d’emplois pour préserver les profits des patrons.
Quimper, le 1 novembre 2013*
Trois syndicats, et non des moindres, ont dénoncé ce rassemblement où « les “bourreaux” sont aux commandes de la manœuvre et se servent de leurs victimes pour faire en même temps bouclier et bélier » . La CGT, Solidaires et la FSU (puisqu'ils s'agit d'eux) organisent parallèlement (et en opposition) un rassemblement à Carhaix, demain, à 15 h. Rassemblement soutenu, entre autres, par le PCF, le Parti de gauche ou EELV.
Communiqué de la CGT Bretagne, Solidaires Bretagne et la FSU
*La Bretagne souffre du fait de sa situation économique et sociale. Les pans industriels de la région sont mis à mal par des restructurations et des suppressions massives d’emplois dans tous les secteurs.
Les organisations syndicales participent, à leur niveau, à freiner les conséquences de cette catastrophe. Ce gâchis engendre colère, désespoir et mécontentement.
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